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Trucs de Coach>>Savoir expliquer

10 Astuces pour Mieux

Expliquer

Comment s’adapter à son interlocuteur ?

 Être sûr qu’il ne perde pas le fil ?

Quel truc choisir parmi la dizaine disponible ?


 

 

Expliquer quelque chose est un exercice bien plus ardu qu’il n’y paraît.

D’abord, pouvoir mettre l’ignorant en situation, méthode de compréhension la plus directe, n’est pas toujours possible. Ensuite, le degré de compréhension dépend également du vocabulaire utilisé et de la capacité à fixer l’attention. Voici un Tour d’horizon des bonnes Pratiques et des Trucs à utiliser.

 

Effectuez une Check-list

Avant de vous lancer, une check-list rapide vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté.

Il faut alors répondre à 3 interrogations :

1) Quel sujet vais-je aborder ?

Il s’agit de délimiter clairement ce que l’on choisit de traiter et ce que l’on écarte. Le résultat est un compromis entre l’attente de l’ignorant et l’envie du connaisseur de lui offrir une vision complète.

2) A quel public est-ce que je m’adresse ?

Sont à examiner la disponibilité d’esprit de l’ignorant, ses préjugés par rapport au connaisseur et au sujet, ses attentes et ses motivations, ses lacunes, ses références culturelles, sa peur d’apprendre et sa culpabilité à ne pas savoir.

3) De quelle nature est la relation intervenant/participant ?

Est-elle légitime, crédible, de confiance ? L’intervenant a-t-il un intérêt ou une réticence à expliquer ?

Le participant a-t-il une émotion particulière vis-à-vis du sujet ?

Il s’agit ici d’examiner tout ce qui peut gripper ou améliorer cette relation.

C’est en fonction des réponses à ce questionnement que l’on pourra choisir la méthode d’explication la plus appropriée.

Un Succès Conditionné par la Relation Intervenant/Participant

Le succès d’une explication ne dépend pas uniquement de la méthode suivie.

Pour bien expliquer, il est important d’employer un vocabulaire accessible, sobre et non ambigu.

Éviter autant que possible le jargon, les acronymes, les abréviations, les termes techniques compliqués… et évidemment, la langue de bois.

Plus largement, une relation intervenant/participant ne doit pas entretenir un sentiment de domination.

L’intervenant doit absolument descendre de son piédestal pour s’adresser au participant avec humilité, en acceptant les critiques.

Ceci pour une raison simple : explication et communication sont deux choses différentes.

La communication, utilitariste, qui sert un but commercial ou politique par exemple, ne doit intervenir que dans un second temps.

Quant au choix de la méthode à employer, il est conseillé de se fonder sur l’histoire du participant : si l’on s’adresse aux agents de maintenance de l’entreprise, qui sont des techniciens de formation, on choisit les éléments les plus susceptibles d’avoir une résonance chez eux : le rationnel, les chiffres, les choses pratiques. Aux créatifs d’une agence de publicité, on présentera plutôt des schémas ou des histoires métaphoriques.

Quelques stratagèmes bien utiles…

 

Une explication doit être faite de petites astuces.

On peut ainsi commencer par quelque chose qui concerne l’autre, pour susciter son attention et le garder en haleine.

Puis on peut également saupoudrer l’ensemble de son discours de ce genre de “conservateurs d’attention”.

Expliquer n’est pas enseigner : on ne peut pas prendre les gens par la main sur tout le chemin.

Cela n’empêchera pas de baliser l’explication de points de contrôle :

“Vais-je trop vite ?” - “Voulez-vous que j’accélère ?” - “Est-ce que je m’explique bien ?”

Comment, enfin, savoir que l’explication a porté ses fruits ?

Bien entendu, se contenter de demander si l’autre a bien compris n’est pas toujours très fiable.

Le meilleur indicateur réside dans les questions suscitées chez l’interlocuteur.

“C’est en voyant que l’on a déclenché un processus chez l’autre que l’on peut savoir qu’il s’est approprié les choses.”

10 Trucs sur lesquels s’appuyer

pour Expliquer

1. La Comparaison & la Métaphore

Très efficace pour faire comprendre, la comparaison fait appel à l’intuition pour approcher l’idée.

Une bonne métaphore simplifie et fait comprendre sans trop altérer l’idée de base.

Plus elle évoque des objets concrets de la vie courante du participant plus elle sera efficace.

Mais gare aux métaphores filées, pour lesquelles on en viendrait à déformer l’idée originelle pour la faire entrer, au chausse-pied, dans l’analogie qui nous arrange.

 

2. L’Exemple

Fournir un exemple concrétise une explication. S’il ne constitue pas une preuve, il permet de déduire le général du particulier.

De même que pour la comparaison, le choix d’un exemple dans l’univers du participant tel qu’un fait d’actualité, sera particulièrement efficace. Autre avantage de l’exemple : lors d’un développement un peu long, il permet à l’esprit de se reposer.

 

3. L’Association de Sujets

Il est possible, pour faire comprendre un sujet difficile ou rébarbatif, de le traiter simultanément avec un sujet plus facile d’accès.

Il pourra en effet être plus adapté, plutôt que d’attaquer de front une question ardue, d’en faire passer les éléments constitutifs au travers d’un sujet plus attrayant.

C’est le principe des émissions de télévision comme Thalassa ou Ushuaïa, dont la beauté des images sert également de prétexte à la diffusion de savoirs. Autre exemple, les questionnements éthiques soulevés par des avancées scientifiques permettent de s’imprégner de notions relativement pointues : le clonage et l’ADN, le risque nucléaire et la radioactivité, le risque épidémique et les virus…

 

4. L’Histoire & l’Anecdote

Associer discours explicatif et narratif est une méthode aussi efficace qu’amusante.

Connaître la genèse d’une découverte ou les difficultés à mettre au point une invention permet de faire suivre au participant le même cheminement intellectuel que celui qui a aboutit à cette connaissance.

Cette méthode est parfaite pour les intuitifs, ou encore pour faire passer une expérience.

 

5. Le Condensé & la Synthèse

En préambule d’une explication longue, fournir un résumé de son propos aidera le participant à suivre le fil tout au long du discours.

Plusieurs condensés d’explications peuvent jalonner le propos : le participant pourra ainsi vérifier qu’il a saisi l’essentiel, voire faire l’impasse sur un développement sans pour autant perdre le cours de l’explication. Le niveau de sophistication ambiant ne fait que croître.

Les modèles économiques sont d’une finesse et d’une complexité incroyables et il en va de même pour les formes juridiques…

Les écarts entre les niveaux de concept de l’homme de la rue et de l’expert se creusent sans cesse.

Raison pour aider le participant dans sa démarche.

La synthèse lui permettra d’appréhender le général, ce qui l’aidera à relier les éléments particuliers & les notions qui dans son esprit restaient éparpillées.

6. Le Raisonnement Logique

Voie royale de l’explication, le raisonnement logique déroule les enchaînements de cause à effet qui mèneront le participant d’une idée connue à une idée nouvelle.

L’intervenant s'ouvre alors à plus de rigueur : poser le problème, délimiter le sujet, distinguer argument et opinion, fait et hypothèse… L’inconvénient de cette méthode est que la démonstration ne fait pas comprendre, puisqu’elle sollicite uniquement la raison au détriment de l’intuition.
Le raisonnement logique demeure néanmoins incontournable pour expliquer ou justifier une opinion ou une décision : exposer l’importance que l’on accorde à chaque élément fait en effet apparaître au participant la cohérence de la position prise. 
Il s’applique aussi parfaitement à l’explication d’une procédure ou d’une théorie.

 

7. La Méthode Pointilliste

A l’instar du procédé qui voit le peintre juxtaposer de multiples petites touches sur sa toile pour former une image globalement signifiante, cette méthode consiste, dans le cadre d’une explication, à apporter au participant une succession d’idées à partir desquelles il forgera lui-même une interprétation. C’est par exemple le principe du portrait chinois.

Si le participant peut apprécier le caractère dynamique d’une telle méthode, l’intervenant pour sa part, préférera peut-être ne pas prendre le risque d’une mauvaise compréhension…    A favoriser auprès des intuitifs et des artistes, qu’on ne doit pas trop guider.

 

8. Le Débat Contradictoire & le Questionnement

Sur le mode de “questions-réponses” ou encore du dialogue, le débat contradictoire oblige l’intervenant à rechercher des contre-arguments à ce qu’il pense. A charge pour le participant de se constituer une synthèse.

Cette méthode est idéale pour faire comprendre une opinion sans influencer.

 

9. Le Jeu

Si l’intervenant ne craint pas de dévaloriser son sujet, il pourra le décomposer sous forme de test.

Facile et amusant à faire, les tests permettent de se mesurer par rapport à une sorte de barème.

Le participant devenant acteur de son apprentissage, assimilera mieux le savoir proposé.

Cette méthode est appréciée par les personnes ludiques.

 

10. L’Image, la Photo & le Schéma

Faisant appel à d’autres mécanismes de la pensée, l’explication visuelle ne doit pas être négligée.

D’un côté, l’image et la photo éveillent la curiosité et stimulent l’intuition des créatifs.

De l’autre, le schéma est très adapté aux raisonnements logiques et aux auditoires rationnels : étant créé à cet effet, le schéma illustre parfaitement son sujet. Il convient cependant de ne pas abuser des méthodes visuelles, qui risquent de détourner l’attention.

Idéal, donc, le schéma de synthèse, en complément d’une explication orale ou écrite.

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L'Energie du Changement

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