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Dossier Parents>>Gérer les Emotions Infantiles

Gerer ses émotions

Aidez votre Enfant à Gérer ses Emotions

 

 

 

Comment aider un enfant à tirer profit de ce qui le traverse pour vivre en accord

avec lui-même et en harmonie avec les autres ?

L’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité à percevoir l’émotion et à l’intégrer pour faciliter la pensée.

Comprendre et maîtriser les émotions, favorisent l’épanouissement personnel.

"Il n’y a pas d’intelligence sans intelligence émotionnelle"

On pense souvent que l’émotion aveugle et déforme notre perception de la réalité.

Pourtant, lorsqu’on la reconnaît et qu’on en tient compte, elle aide à mieux se comprendre et donc à mieux réagir.

Nécessaire à la relation avec soi et avec son entourage, elle permet d’éviter les réactions défensives.

Elle nous invite à penser et à faire la part des choses en portant un regard plus juste sur le monde qui nous entoure.

Aidez votre Enfant à mieux vivre ses  Emotions

N'oublions pas que les enfants ont tendance à regarder les réactions des parents ! Il est donc essentiel d'aider son enfant à reconnaître ses émotions et à les comprendre afin de mieux les gérer.

Plus nous parvenons à réguler nos propres émotions, mieux nos enfants apprendront à le faire. 

Ce qu’il est possible de faire en tant que parent, c’est réguler nos émotions à haute voix.

Il faut exprimer ce que l’on ressent.

Plus on va expliciter nos émotions devant l’enfant, mieux on va les aider à réguler leurs émotions.

Évidemment, si dès qu’ils disent ne pas vouloir faire ceci ou manger cela , on se met à hurler, on leur montre que nous ne sommes pas capables de gérer nos émotions, on leur enseigne aussi à ne pas réguler les leurs.

Une chose est sûre : l’enfant apprend par imitation. Donc, plus nous allons contrôler nos émotions, plus lui saura le faire.

Disons que, après une nuit courte et une matinée bien mouvementée, entre petit déjeuner et apprêter vos bambins sans vous oublier au passage, vous conduisez vos enfants à l'école.. Allez vite vite c'est l'heure de démarrer.. Faut envisager les bouchons éventuels et éviter les retards ! ... et là, Hop, Feu Rouge !! Et vous clamez :

 

« Oh le feu rouge, qu’est-ce-que ça m’énerve, j’ai envie d’appuyer sur l’accélérateur ! On doit pas être en retard !!

Essayez de rester calme, entendez cette émotion!

Que veut-elle ?

"Respirez tranquillement puis explorez la."

 

Pensez également à  rassurez vos enfants pour éviter de leur transmettre vos émotions, sachez qu'elles sont contagieuses et qu'elles vous appartiennent.

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Évitez les Faux-pas

Nous en faisons sans arrêt des faux-pas ! Les émotions, ça nous fait peur. 

Surtout parce que ce sont nos enfants. Ça nous fend le cœur dès qu’ils ressentent quelque chose. 

L’erreur la plus fréquente:  Faire taire l’émotion !

Nous allons souvent dire en tant que parent : 

"c’est pas beau d’être en colère, arrête de pleurer, t’inquiète pas, c’est pas grave…"

Le plus souvent, nous allons minimiser, annuler ou culpabiliser l’enfant de ce qu’il ressent.

"Arrête de pleurer, tu m'énerves"

Nous allons faire rentrer son émotion à l’intérieur. Cela va donner à l’enfant l’idée que ses émotions sont mauvaises et qu’il vaut mieux les cacher. Pourtant, il faut en parler, les utiliser.

Les vraies émotions sont toujours utiles.

La plupart d’entre nous ont une culture émotionnelle égale à 0. Par conséquent, dès qu’ils s’énervent nous croyons tout de suite qu’ils sont en colère. La plupart du temps, il s’agit juste d’une explosion de stress. Si nous parvenons à faire la différence, alors nous pouvons vraiment les aider.

Par exemple, si un enfant se met à hurler, à se rouler par terre parce qu’on ne lui a pas donné un biscuit, et qu’on lui dit : 

« Oh tu es très en colère parce que je ne t’ai pas donné le biscuit », nous risquons d'augmenter sa colère.

L'enfant n’est pas du tout en train de crier parce qu’on ne lui a pas donné un biscuit, il est en train d’hurler parce qu’il n’en peut plus ou bien parce-que c’était dur à l’école…

C’est juste une explosion de stress ! Bien sûr, elle s’est déclenchée au moment du biscuit mais ce n’est que l’élément déclencheur. Il ne s’agit absolument pas de la cause.

En tant que parent, nous avons tendance d’une part, à minimiser les émotions et d’autre part, à interpréter n’importe quelle réaction émotionnelle comme étant une émotion. De ce fait, nous mettons un peu la pagaille dans l’esprit de nos enfants. 

Faites preuve de Recul & d'Empathie

Mieux vaut, dans un premier temps, prendre du recul en gardant à l’esprit que lorsque l’enfant pleure ou hurle, c’est de sa tristesse et de sa colère qu’il s’agit, pas des nôtres : si l’anniversaire de Max est le cadet de nos soucis, pour lui qui n’y est pas invité, il en va de sa vie ! Ici, il est préférable de faire preuve d’empathie en s’interrogeant : Que ressent-il et pourquoi ? 

Ceci en essayant de s’éloigner des règles de bienséance et de bonne conduite ; Il les apprendra dans d’autres circonstances, au fil de ses expériences.  

Prenez au sérieux son problème et montrez -lui que vous le comprenez, que vous entendez sa tristesse ou sa colère.  C’est ainsi que lui-même pourra les considérer comme naturelles et utiles. Et non inappropriées et mauvaises. 

Nommez l’Emotion

Quelquefois, l'enfant n’a pas les mots pour expliquer ce qui le traverse ! très souvent il n’a même pas l’explication de ce qui le bouleverse. D’où des manifestations physiques éloquentes pour dire inexprimables. C’est alors aux parents de prendre la parole, très simplement :  "Je vois que tu es très triste"   

Identifiez et nommez l’émotion, cela permet de la réintroduire dans le langage et dans le social. Cela donne du sens, donc apaise.

C’est aussi le meilleur moyen d’initier l’enfant à l’apprentissage de la grammaire émotionnelle. Il n’y a pas d’âge pour commencer.  Souvenez-vous.... avant même que votre enfant n’apprenne à parler, son langage vous était familier !  Aujourd'hui, adressez lui des paroles vraies, justes et sincères. Il ne faut pas hésiter non plus à nommer vos propres émotions  et celles des autres, mais aussi celles des autres enfants, notamment dans la fratrie.

C’est ainsi que chacun apprend à reconnaître et à composer avec ce qui nous bouleverse.

Votre Enfant n'a pas les Mots pour en Parler ?

Le mieux est de l'enseigner via des personnages. C’est l’avantage, par exemple, des personnages de Disney. Les enfants les aiment bien. Peu importe le livre, vous avez tout intérêt à vous arrêter sur une page et dire :

« Oh qu’est-ce-que tu crois qu’il ressent, là ? Ah oui, il est triste

car il a perdu ceci ou cela »

Il est intéressant d’utiliser les livres que vous lisez mais aussi d’autres situations. Par exemple, vous êtes au square avec votre enfant et tout d’un coup, un des enfants présents, pleure. 

Le but est d’aller vers votre enfant et lui dire : 

« oh tu as vu ce qu’il s’est passé ?

À ton avis, qu’est-ce qu’il ressent le petit garçon ?

Pour quelles raisons pleure-t-il ? Oui c’est sûr il pleure !

il est triste ou alors il est fâché.

Il voulait monter sur le toboggan et c’est l’autre garçon qui l’a pris.

Il est dégoûté »

Pensez à mettre des émotions sur ce qu’il se passe. Si nous commençons directement par nommer ce que l’enfant ressent, on risque le blocage ! Mais si on les lui enseigne d’abord par rapport à des personnages dans les livres ou dans la vie courante, petit à petit, il apprend à les intégrer et il va les reconnaître aussi chez lui. 

Aidez le à Composer avec ce qui le Bouleverse

Enfin, pour l’aider à traverser cet épisode houleux, il faut poursuivre la conversation. Parler en famille peut résoudre bien des problèmes. Invitez votre enfant à dire ce qu’il ressent, ce qu’il pense, ce qu’il éprouve dans son corps. Vous pouvez  aussi évoquer vos peurs ou vos colères d’antan, quand vous aviez son âge.

 

Mais que faire quand les émotions sont trop fortes ou trop fréquentes ? quand votre enfant sombre dans l’angoisse ou la déprime ? Là encore, engagez le dialogue. Posez des questions, proposez des explications, réfléchissez à ce qui s’est passé. Et si les débordements émotionnels continuent, il ne faut surtout pas hésiter à faire appel à un professionnel qui saura l'aider à exprimer ce qui est trop douloureux.

Expliquez ce qui se Passe en lui

 

Tâchez de lui décrire ce qu’il ressent avec des mots simples, adaptés en fonction de son âge et de sa maturité, pour qu’il puisse mettre cette expérience à profit.

La Colère :  c’est une émotion normale et nécessaire que l’on ressent devant une injustice ou une agression. Quand c’est une colère pour de bonnes raisons, elle permet d’évacuer ce qu'on ressent. 

L’Ennui : on se sent vide et sans envie même si on est entouré. Mais l’ennui n’est pas l’ennemi, il nous permet d’apprendre à s’occuper de soi et à faire fonctionner son imagination. 

La Déception : comment ne pas être déçu quand on attend quelque chose qui ne se produit pas ? Cela prouve que nous avons des désirs et des espoirs, même si la vie ne va pas toujours dans le sens qu'on souhaiterait. 

L’Impatience : Elle montre que nous avons l’appétit de vivre ! Mais le plaisir, c’est aussi l’attente du plaisir. 

La Honte : c’est comme un signal, un guide de savoir-vivre qui nous empêche de faire quelque chose de mal ou de sale, et qui nous ferait rejeter par les autres. 

La Tristesse : il est normal d'être triste devant certaines situations douloureuses. Mais ça peut nous donner envie de faire un dessin, d’écrire une poésie, de chanter, de danser. Ça peut nous rendre artiste. 

La Jalousie : La jalousie est naturelle, elle montre simplement que nous avons besoin d’être aimé. Elle nous donne envie de faire des efforts pour obtenir la même chose que certains de nos amis. 

La Peur : la peur est une réaction de notre esprit et de notre corps qu'on ressent face à un danger. Elle nous protège. Elle peut aussi nous donner la force dont nous avons besoin pour faire face à un danger réel. 

Pourquoi devons-nous accueillir les émotions de notre enfant ?

Le sentiment d’identité se fonde sur la conscience de soi et de ses émotions.

Si l’enfant n’a pas le droit d’exprimer ce qu’il ressent, si personne ne l’écoute dans ses larmes, dans ses rages, dans ses terreurs, ni ne valide ses sentiments, ni ne confirme que son ressenti est juste, alors il peut aller jusqu'à effacer la conscience de ce qu’il éprouve vraiment.

Soit il ne ressent plus rien à l’intérieur de lui, soit il installe en lui une émotion

« autorisée » à la place de sa vérité émotionnelle.

La parentalité positive propose le chemin inverse : écouter, accueillir et valider les émotions de l’enfant, pour l’aider à se construire en tant que personne

et à exister en tant qu’individu.

L’accompagnement de l’adulte lui est nécessaire pour ne pas être envahi et débordé par ses affects, pour canaliser son énergie, pour apprendre à exprimer ses besoins

de manière socialement acceptable, pour savoir

s’il ne se met pas en danger en se laissant aller à ce qu’il ressent.

Nuage de Coach

Olga Bull Coach en analyse transactionnelle

Prélude

à

l'Analyse

Transactionnelle

Cultivons l'intelligence émotionnelle des enfants

 

L'un des fondamentaux de la parentalité positive c'est d'écouter, accueillir

et valider les émotions de son enfant pour l'aider à se construire.

Elle ne peut pas se développer si nous installons systématiquement des interdictions à longueur de temps.

Ni à l’inverse en adoptant un comportement laxiste.

Mais ne pas donner des ordres ne signifie pas tout permettre.

Il s’agit de poser des questions, de délivrer des informations et d’exprimer des choix qui vont permettre à l’enfant de se sentir décideur, de favoriser

ses ressources plutôt que de le contraindre dans des limites.

Les enfants apprennent en nous imitant. C’est pourquoi il est préférable

de vivre et de leur faire vivre ce qu'on souhaite leur enseigner, au lieu

de les noyer sous un déluge d’explications, de consignes ou de conseils.

Lorsque les besoins de contact de l’enfant ne sont pas suffisamment remplis, ses circuits cérébraux sont en manque : crises de rage, pleurs pour un rien, comportements excessifs sont des manifestations de détresse du système nerveux. Échanger des " Je t’aime , faire un câlin, jouer ensemble" charge l’organisme en ocytocine, l’hormone dite "du bonheur".

Le fait d’être compris et accompagné construit et renforce son sentiment de sécurité intérieure. Le parent n’est plus son seul protecteur, il est celui qui accueille son émotion et l’aide à mettre des mots dessus, celui qui lui

permet de s’en décoller pour la sentir et la comprendre.

À partir de là, l’enfant peut dire "Je" et faire des choix pour lui.

En Neurosciences, des émotions accueillies et accompagnées chez l’enfant créent dans son cerveau des réseaux neuronaux qui lui permettront, une fois devenu adulte, de bien vivre avec elles, sans se laisser déborder. Et quand il sera parent à son tour, d’accueillir et d’accompagner celles de son enfant.

...

L'Energie du Changement

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